atelier poterie raku main travaille argile

Quelle méthode utiliser pour la poterie raku ?

La poterie raku permet de transformer de simples créations en œuvres d’art. Cette technique de poterie est issue des traditions japonaises. Ce savoir s’est transmis de génération en génération pour arriver jusqu’à notre époque. Même si certains adeptes connaissent le raku, il existe de nombreuses variantes toutes aussi originales.

Quelles sont les origines des poteries raku-yaki ?

Il est important de préciser que le terme raku provient de l’abréviation de raku-yaki. Ce dernier est une technique d’émaillage japonaise créée au 16ᵉ siècle. Le raku-yaki s’est notamment démocratisé, à l’époque, pour la fabrication de bols de thé utilisés lors d’une cérémonie. Cette dernière était réservée à l’élite du peuple et les bols étaient décorés avec des ornements et des pierres précieuses. La renommée du raku-yaki est principalement attribuée au grand maître de thé nommé Sen no Rikyû.

C’est grâce à ce maître du thé que le raku-yaki est devenu un objet cérémonial. Un peu plus tard, le potier nommé Tanaka Chôjirô a décidé d’apporter quelques changements à ces poteries recouvertes d’ornements. Ainsi, il créa des bols que l’on peut qualifier de sobre et recouverts entièrement d’une couleur rouge ou noire. Selon le concept du « wabi« , ces bols devaient refléter la simplicité. D’ailleurs, dans la tradition zen, les raku-yakis ne devaient pas détourner l’attention à cause de leur beauté. C’est pourquoi les ornements de ces bols ont été retirés.

Comment reconnaît-on une poterie raku-yaki ?

Il existe de nombreux moyens de reconnaître une poterie raku, notamment pour les personnes qui ne connaissent pas ce style de poterie japonais. En effet, ce style si particulier de poterie dispose d’un réseau de petites craquelures fines sur les zones émaillées. La pièce peut avoir un aspect irisé avec des irrégularités et des épaisseurs d’émail non proportionnelles. En plus de cela, le pied et les zones non émaillées sont souvent sombres. Pour finir, les poteries raku sont rugueuses lorsqu’on les touche.

La préparation des pièces de poterie raku

Pour confectionner une poterie raku-yaki, il faut obligatoirement passer par quelques étapes. En vérité, la méthode de poterie raku-yaki est similaire à celle de la céramique. Au final, ce qui est le plus impressionnant dans tout ce processus, c’est la cuisson dans un four spécialement conçu pour cela. Voici donc quelques points importants concernant la préparation de ses pièces de raku-yaki :

  • L‘argile : lors de la cuisson, il faut procéder à un choc thermique. Pour éviter que la pièce explose ou se brise au moindre choc, il faut disposer d’une terre argileuse solide qui contient de la chamotte ;
  • Le modelage : concernant ce point, il est important de ne pas faire des pièces trop épaisses ou trop encombrantes. S’il est question d’ajouter des jointures lors du modelage, il faut absolument qu’elles soient solides. La moindre fissure lors du modelage peut entraîner la casse de la poterie raku ;
  • Le séchage : il est nécessaire que la période de séchage de la poterie raku soit respectée pendant plusieurs jours. Notamment à l’abri des courants d’air et bien penser à protéger sa poterie, avec du plastique par exemple ;
  • La cuisson : cette étape est très importante. En effet, il faut faire une première cuisson pour rendre la poterie solide. Mais il faut qu’elle soit encore poreuse pour recevoir la glaçure liquide ;
  • L‘émaillage : la glaçure à raku-yaki est particulière. Il est possible d’utiliser des émaux classiques ou des émaux colorés en y ajoutant des oxydes comme le cuivre ou le fer. Tout d’abord, il faut faire couler l’émail, avec une louche, sur la poterie afin d’obtenir un effet organique. Les parties enfumées deviendront sombres et les parties émaillées deviendront blanches ou colorées.

Comment disposer d’un four pour poterie raku ?

D’après les spécialistes de la confection de poterie raku, il vaut mieux acheter un four raku plutôt que d’acheter un four à céramique traditionnel. Notamment parce qu’il est moins cher, mais aussi parce qu’il est plus simple d’utilisation. La plupart du temps, il est possible de retrouver des fours raku disponibles à la vente chez des professionnels spécialisées dans les fours à céramique. Sinon, pour les bricoleurs, il est possible de fabriquer son propre four raku-yaki. Pour les fabriquer, il est conseillé de suivre les nombreux tutoriels présents sur le web à ce sujet.

Quelles sont les techniques pour la cuisson ?

La cuisson de la poterie raku n’est pas une situation  l’improvisation à sa place. En effet, elle nécessite une préparation qui est importante pour la suite. Tout d’abord, il faut s’équiper de gants, d’un masque, de pinces en métal, d’un thermomètre, d’une caisse d’enfumage, de bacs d’eau et de la sciure de bois. Pour l’enfournement, il est important de bien espacer les pièces pour pouvoir les attraper facilement avec les pinces en métal. Il faut surveiller la température pour atteindre entre 800 °C et 900 °C. La température doit être stabilisée et régulière sur une période d’une heure, voire plus.

Une fois le four ouvert, il est possible de retirer les pièces au fur et à mesure. L’important, c’est de ne pas se brûler. Concernant le transfert des pièces de poterie, il faut les extraire une à une grâce aux pinces en métal. Il faut ensuite déposer les pièces dans un récipient métallique, rempli de sciure de bois. Le contact entre la glaçure et la sciure va s’établir, il faut donc enfermer les pièces pour l’enfumage. C’est cette fumée qui fait ressortir les craquelures des poteries raku. Vingt minutes suffisent, il faut donc asperger d’eau la totalité de la zone pour stopper l’enfumage.

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